3e édition des Journées européennes du développement

Evénement phare de la présidence française de l’Union européenne, la 3e édition des Journées européennes du développement (JED) a fait écho à la conférence d’Accra (septembre 2008) sur l’efficacité de l’aide tout en préparant celle de Doha (décembre 2008) sur le financement du développement. Cette manifestation originale, comme l’indique son slogan « quand Davos rencontre Porto Alegre », était préparée par le ministère des Affaires étrangères et européennes et la Commission européenne depuis près d’un an. Cette année, elle
était dédiée à « la gouvernance locale ». L’édition 2008 a été marquée par :

1/ Un niveau de participation exceptionnel : venus de tous les continents, les 5 000 participants représentaient
plus de 1 200 organisations (gouvernements, agences, ONG, universités, collectivités locales) impliquées dans les politiques de développement.

2/ La présence de plusieurs chefs d’Etat (Blaise Compaore, Marc Ravalomanana, Amadou Toumani Touré, Thomas Yayi Boni) et de gouvernements (Michèle Pierre-Louis), de très nombreux ministres du Nord comme du Sud. Morgan Tsvangiraï, président du Mouvement pour le changement démocratique du Zimbabwe a été l’invité remarqué de ces JED.

3/ La réaffirmation, au lendemain du sommet du G 20 àWashington, des enjeux du développement dans la réponse globale à donner à la crise financière. Bernard Kouchner, présent à l’ouverture comme à la clôture des JED, a souligné cette exigence. Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie a réuni, autour d’un déjeuner, Jean Ping et les ministres de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Cap Vert, du Cameroun, du Togo, du Bénin et du Yémen et ses homologues européens (République tchèque, Suède - avec lesquels il venait de tenir une réunion du trio des Présidences - Belgique,
Slovaquie, Hongrie, Italie, Royaume-Uni, Espagne, Slovénie) ainsi que l’administratrice de l’USAID, Henrietta Fore. Le communiqué adopté à l’issue de ce déjeuner souligne la nécessaire prise en compte des intérêts des pays en développement dans les réponses apportées à la crise financière et réaffirme les engagements des donateurs en matière d’aide.

4/ Un appel à la mobilisation de l’Union européenne pour répondre à la crise alimentaire. Le secrétaire d’Etat a annoncé la conférence organisée par la Présidence française le 8 décembre à Paris sur les investissements dans le secteur agricole de l’Afrique subsaharienne.

5/ Le lancement de la Charte d’appui à la coopération en matière de gouvernance locale, fruit d’un travail de plusieurs mois entre tous les acteurs concernés.

6/ Un foisonnement de débats et d’initiatives dans une ambiance à la fois studieuse et festive. Un « village du développement » très vivant accueillait de nombreux événements parallèles.

7/ Une volonté de communiquer largement sur les enjeux du développement et de montrer une image positive de l’Afrique. C’était notamment l’objet du volet culturel et de sensibilisation au développement qui accompagnait les JED et qui proposait dans toute la ville de Strasbourg, des débats, des concerts, des films, des expositions, ainsi qu’un salon de la micro-entreprise féminine. Ce festival a été organisé et financé par le MAEE, en s’appuyant notamment sur l’expertise de Cultures France. Ces événements ont fait l’objet de reportages filmés par CFi et sont visibles sur le site des JED. L’édition 2008 des JED, innovante sur bien des points, est un beau succès pour la Présidence française de l’Union européenne. Cette manifestation, à l’initiative de la Commission depuis 2006, constitue désormais un rendez-vous important de l’agenda du développement.

Dernière modification : 28/11/2008

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