La France s’engage pour l’égalité Femmes-Hommes en RDC

A l’initiative de l’ASBL Afia Mama, et avec le soutien de l’ambassade de France, s’ouvrait ce mercredi 18 décembre un atelier de formation à destination des acteurs du changement pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Ces parlementaires, hauts fonctionnaires ou encore journalistes seront, dans les mois et années à venir, les promoteurs des mesures législatives favorables à la parité.

JPEG

Accompagné des représentants de la Présidente de l’Assemblée nationale et de la ministre du genre, famille et enfant, l’ambassadeur de France en RDC M. François Pujolas, a ouvert ce mercredi 18 décembre l’atelier de formation en légistique et prise de parole, une des premières actions du projet porté par Afia Mama, et soutenu par la France. L’objectif au terme du projet est d’obtenir des avancées significatives pour les droits de la femme en RDC, grâce à l’action de députés formés et volontaires pour porter le plaidoyer en faveur de la parité.

Ce projet illustre la diplomatie féministe dans laquelle la France s’est engagée depuis un an, qui consiste à inscrire systématiquement les droits des femmes à son agenda. En effet, la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes est un levier indispensable pour le développement durable, la croissance économique et la stabilité de nos sociétés.

Comme l’a rappelé l’Ambassadeur, « c’est à ce titre que la France a lancé l’initiative du ‘partenariat de Biarritz’, qui a permis de recenser les meilleures lois en ce domaine dans le monde entier. Des lois qui promeuvent l’égalité dans la participation à la vie politique ou l’accès à l’éducation, qui luttent contre les violences basées sur le genre, ou encore qui assurent l’émancipation économique des femmes. Ces lois ont été recensées partout dans le monde, y compris en RDC puisque la réforme du code de la famille de 2016 y est citée ».

Il reviendra aux parlementaires congolais de puiser dans ce bouquet législatif les dispositions qui pourraient être importées en RDC. Malgré les progrès récents, l’accès des femmes congolaises aux mandats politiques fait encore partie des axes de progrès, comme l’a rappelé récemment le Président de la République démocratique du Congo, alors que les femmes ne représentent encore aujourd’hui que 10% des députés et 17% des ministres.

L’année 2020 sera une année importante pour les droits des femmes dans le monde. Nous fêterons en effet les 25 ans de la dernière conférence mondiale de l’ONU pour les femmes, qui s’était tenue à Pékin en 1995, et dont les documents finaux demeurent à ce jour les plus ambitieux et universels adoptés pour les droits des femmes. « C’est d’ailleurs la France  », a conclu l’Ambassadeur, « qui accueillera, en juillet 2020, le Forum Génération Egalité, lequel aura pour objectif de donner un nouvel élan aux droits des femmes en réunissant l’ensemble des acteurs concernés – Etats, secteur privé, société civile – au sein de coalitions d’action avec des objectifs ambitieux et atteignables à l’horizon 2030 ».

Les progrès sont possibles, si l’on encourage et soutient concrètement les acteurs du changement, ceux qui combattent les inégalités entre les femmes et les hommes.

PDF - 315.5 ko
communiqué de presse
(PDF - 315.5 ko)

Dernière modification : 21/05/2020

Haut de page