Premières orientations concrètes du contrat désendettement-développement décidées conjointement par la RDC et la France : soutien à la formation des enseignants du primaire et amélioration du système de perception des recettes publiques de l’État congolais.

Présidé par le ministre congolais des Finances puis par son homologue en charge de la Fonction publique, la première réunion du comité d’orientation stratégique du contrat désendettement-développement (C2D) qui lie la RDC et la France s’est tenue le 11 mars 2020. Le contrat désendettement-développement est un mécanisme qui permet de réengager les sommes remboursées par la RDC au titre de sa dette résiduelle sur des projets de développement convenus d’un commun accord entre les deux pays.

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Pour mémoire, la deuxième tranche du C2D a été signée en novembre dernier à Paris, en marge de la rencontre entre les présidents Tshisekedi et Macron. Son montant est de 65 millions d’euros et vise principalement à soutenir les secteurs jugés prioritaires pour relancer le partenariat bilatéral. Ainsi de l’éducation, de la gouvernance administrative et financière, de la santé mais également de la formation professionnelle.

A l’issue de cette rencontre, M. François Pujolas, ambassadeur de France en RDC, a tenu à féliciter la partie congolaise pour les travaux préparatoires à cette réunion et les ministres des finances et de la fonction publique -cette dernière ayant assuré la présidence pendant l’essentiel de la réunion- pour leur implication et leur leadership. Il s’est réjoui que cette première réunion ait pu arrêter de premières décisions.

Ainsi du secteur de l’éducation, où «  l’appui du C2D va principalement se matérialiser par la construction et le soutien au fonctionnement du premier Institut de Formation des Maîtres de la RDC ». Ce soutien apporté à la politique de gratuité et d’accès universel à l’enseignement constituera une étape essentielle.

La seconde décision concrète consiste à poursuivre le programme d’interconnexion entre les régies financières du pays, afin d’améliorer la perception des recettes publiques de l’État congolais. « Il s’agit d’un sujet majeur, auquel tiennent autant le président Tshisekedi que son gouvernement, et d’abord le ministre des finances. Ce programme est stratégique pour la modernisation de l’Etat et la recherche d’une plus grande maîtrise des finances publiques congolaises », a déclaré l’ambassadeur de France.

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Communiqué de presse
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Dernière modification : 21/05/2020

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