Processus de sélection à l’ENA France et aux Instituts Régionaux d’Administration

Le 11 décembre 2017, les candidats retenus à l’issue des entretiens du 30 novembre 2017 ont eu à concourir sur des épreuves d’expression écrite, de réflexion et de spécialisation (gestion publique ou relations internationales).

Chaque année, l’École Nationale de l’Administration (ENA) sélectionne environ 80 candidats étrangers pour ses cycles internationaux ainsi que ceux des Instituts Régionaux d’Administration (IRA). Ces programmes sont dédiés aux hauts fonctionnaires qui souhaitent se perfectionner et développer de nouveaux savoir-faire directement liés à leurs missions, mais également avoir des échanges enrichissants avec de hauts responsables de l’administration publique du monde entier.

Le processus de sélection s’étend jusqu’au premier semestre de l’année 2018 et mêle entretiens et épreuves écrites.

Sur les 37 fonctionnaires congolais candidats, 6 sont encore à concourir.

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Les candidats aux examens écrits du 11 décembre 2017

Voici le récit d’un des participants aux examens écrits,Yves Mupende, chercheur au Ministère de l’enseignement supérieur.

Pourquoi avoir choisi l’ENA ?
Yves Mupende (YM) : Pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour la transversalité des thématiques proposées par l’offre de formation mais aussi pour l’opportunité qui nous est donnée de pouvoir acquérir une nouvelle posture sur les questions de gouvernance, de nouvelles manières de faire. Il est certain que les questions de gestion de l’Affaire Publique sont actualisées de manière constante et il était, à mon avis, impérieux de pouvoir me mettre également à jour pour capter et connaître ces modes de gestion modernes. La France à travers l’ENA constitue une très grande école, une école de savoir, une école de pensée, mais aussi une école d’action qui permet de pouvoir se mettre à jour pour être utile à la société. Il y a des valeurs qui sont portées par la France notamment sur les questions liées à la bonne gouvernance, les questions liées aux droits fondamentaux des populations, les questions liées à la lutte contre la corruption, à la moralisation de la vie publique, qui est une des questions cruciales du régime actuel en France. Autant de mesures sont prises pour rendre efficace l’administration publique et telle est l’ambition que je poursuis.
Au-delà de cet aspect thématique, il y a aussi l’aspect de l’ambition personnelle. J’ai déjà en tête l’idée de faire une thèse, donc de poursuivre le cursus académique classique, mais à côté de cela je souhaite me sentir prêt à gérer, avoir des prédispositions managériales. Pour cela, l’offre de formation proposée à l’ENA m’a paru opportune. Ayant effectué mon cursus académique en droit international et en relations internationales au niveau master, j’envisage en effet d’assumer des responsabilités diplomatiques au niveau international, en ambassades ou au sein d’organismes internationaux tels que l’Unesco ou l’Unicef.

Comment avez-vous trouvé l’épreuve ?
YM : L’épreuve a été très diversifiée, les sujets très transversaux. Il y a eu un test de connaissance écrite, un test de spécialisation. Dans l’ensemble ça a été des sujets de culture générale. On ne pouvait pas anticiper les questions qui ont été posées. Personnellement, étant donné que je travaille sur les relations internationales, j’ai été confronté à des questions très techniques. Il y a eu à la fois des sujets d’actualités mais aussi des sujets qui nécessitent une forte capacité de réflexion. Par exemple, lorsque l’on pose la question « Quelles sont les perspectives des relations entre l’Union Européenne et l’Afrique ? », il y a matière à aller chercher dans l’histoire pour se projeter dans l’avenir. J’ai par exemple évoqué l’apport de l’Union Européenne dans la transition démocratique en RDC de 2001 à 2006, où l’on a vu un appui technique en termes militaires pour sécuriser le processus mais j’ai également évoqué les différentes interventions de l’UE dans la sous-région du Sahel et en Afrique centrale.

Confiant pour les résultats ?
YM : Je reste positif. Je préfère garder cet esprit positif que ça marchera. Si ça ne marche pas, ça veut dire que je n’ai pas été à la hauteur et je tenterai une prochaine fois. Mais je crois que ça va marcher…

Les copies des examens écrits seront ensuite corrigées par l’ENA qui déterminera qui est sélectionné pour passer un nouvel oral avant la décision final.

Bonne chance aux candidats !

Dernière modification : 14/12/2017

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