Signature du projet GIRE-SAT-CONGO

« Une organisation utile à la coopération régionale, autour d’un sujet majeur pour le développement à venir de la RDC, et pour une gestion durable de la ressource en eau », tels sont les mots de l’ambassadeur de France François Pujolas, pour décrire la CICOS et justifier l’implication de l’AFD (Agence Française de Développement). Couvrant plus de 10 pays, le bassin du fleuve Congo est le premier d’Afrique et le deuxième du monde, en superficie comme en volume. C’est aussi le deuxième massif forestier tropical du monde, vaste puits de carbone avec des écosystèmes uniques qui abritent 60% de la biodiversité africaine. 80 millions d’habitants dépendent de ces ressources, qui sont aussi une potentielle source de développement économique durable (hydroélectricité, irrigation, pêche, navigation fluviale) pour les Etats du bassin.

Mais des pressions multiples menacent ce capital environnemental exceptionnel, en particulier le changement climatique, mais aussi la déforestation, l’urbanisation et la forte croissance démographique. Or, la surveillance des ressources naturelles du bassin (eau, forêts, biodiversité) et de leurs évolutions liées au réchauffement climatique nécessite un investissement important en connaissance d’abord et en actions ensuite.

Dans ce contexte, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et l’Agence Française de Développement (AFD) appuient la CICOS pour un projet de Gestion Intégrée de la Ressource en Eau et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Congo (le projet GIRE-SAT-Congo). Le projet est financé à travers une subvention d’1 million d’euros de l’Agence Française de Développement et une autre subvention d’1 million d’euros de la part du Fonds Français pour l’Environnement Mondial.

Une première convention, d’un montant d’1 million d’euros, a été signée entre la CICOS et l’AFD le 8 mai 2020. Le 2 février 2021, la deuxième convention du projet, entre la CICOS et le FFEM, de 1 million d’euros également, a été signée par Judith Enaw, Secrétaire générale de la CICOS, François Pujolas, ambassadeur de France, et Didier Grébert, directeur de l’AFD à Kinshasa. Ces deux financements sont parfaitement articulés et visent les mêmes objectifs.

L’ambassadeur de France en RDC, M. François Pujolas, s’est réjoui de cette signature qui « ouvre la voie à la collecte de de données sur l’évolution hydrologique du fleuve Congo au niveau régional et renforcera ainsi la coopération des pays membres de la CICOS sur les questions liées à la gestion de l’eau ».
« Plus largement cette convention s‘inscrit dans le cadre de notre partenariat bilatéral, marqué par l’engagement résolu des présidents Tshisekedi et Macron en faveur de la planète et du Climat. », a poursuivi l’ambassadeur.

Le projet a pour objectif général d’améliorer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques par un renforcement de la connaissance sur la ressource en eau et son application opérationnelle sur le bassin du fleuve Congo. Il vise ainsi :

• Une augmentation de la quantité et de la qualité des données et informations produites sur l’eau ;

• Une meilleure organisation de l’accès aux données ;

• Un partage des informations et applications liées à l’eau, aux usages et écosystèmes qui en dépendent.

Ces objectifs seront atteints grâce à la combinaison de techniques classiques (stations hydrométéorologiques in situ) et de technologies innovantes (altimétrie spatiale des eaux continentales, données satellitaires, modèles numériques …).

Le projet s’articulera autour de trois axes d’intervention opérationnelle :

• Réhabiliter et mettre en place de nouvelles stations hydrométéorologiques in situ pour répondre aux besoins des pays. Cette collecte des données sera renforcée par le financement d’une thèse de doctorat sur le fonctionnement hydrique du bassin du Congo et de sa Cuvette Centrale valorisant les données hydrométéorologiques disponibles ;

• Développer des applications pour rendre les données collectées et leur analyse plus accessibles aux administrations des pays membres et aux administrations régionales ;

• Développer des formations pour permettre aux pays-membres de s’approprier ces nouveaux outils.

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Communiqué de presse - Convention projet GIRE- SAT-CONGO
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Dernière modification : 03/02/2021

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