Relations politiques

La France est mobilisée depuis de nombreuses années pour garantir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC et permettre un règlement de la crise dans la région des Grands Lacs. La relation France-RDC se nourrit par ailleurs d’un lien privilégié fondé sur la Francophonie. La France a la responsabilité de proposer les résolutions et déclarations relatives à la situation en RDC au Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). Elle s’était engagée à titre bilatéral et au sein de l’Union européenne comme du CSNU pour le respect de la démocratie, des droits de l’Homme et de la Constitution en RDC, afin de permettre une sortie de la crise politique ouverte à la fin du deuxième mandat du président Kabila.

Avec la proclamation par la Cour constitutionnelle le 20 janvier 2019 de la victoire de Félix Tshiskedi à l’élection présidentielle, la France a salué la première transition pacifique dans l’histoire de la RDC et l’expression par les Congolais, avec force et dans le calme, de leur volonté d’alternance et de changement. Elle a encouragé le nouveau chef de l’Etat à répondre à ces attentes dans un esprit de dialogue et de consensus. Rappelant son soutien permanent pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC et pour accompagner celle-ci sur son chemin vers la paix, la stabilité et l’émergence, la France a assuré le président de la République de sa détermination à renforcer les relations bilatérales dans tous les domaines.

La France promeut cette voie vers la sécurité et le développement notamment en soutenant l’effort pour contrer les groupes armés dans les provinces de l’Est, conduit par la MONUSCO en lien avec les autorités congolaises.
En outre, la France, notamment dans l’action qu’elle mène au CSNU, demeure aux côtés de la RDC dans sa lutte contre la 10ème épidémie Ebola qui s’est déclarée le 1er août 2018 et affecte le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que contre les groupes armés.

Par ailleurs, la France a condamné dès février 2017 les violences dans les Kasaï et appelé à ce que toute la lumière soit faite sur ces agissements. Elle rappelle à cet égard les dispositions de la résolution 38/20 du Conseil des droits de l’homme et soutient la mise en œuvre des recommandations de l’équipe d’experts internationaux dépêchée par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
De manière générale, la France rappelle son attachement au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, notamment la liberté de manifester ses opinions.

Dernière modification : 20/03/2019

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