Réponse de Madame Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale sur la paix civile en République Démocratique du Congo (31 janvier 2018).

"Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,

Vous avez raison, la situation en République Démocratique du Congo est vivement préoccupante, qu’il s’agisse des droits de l’Homme, de la situation politique, de l’insécurité ou de la situation humanitaire.

La France a fermement condamné les violences commises par les forces de sécurité lors des manifestations de décembre et de janvier. Nous appelons les autorités congolaises à s’assurer que les responsables de ces violences soient traduits en justice.

La situation dans les Kasaï recueille particulièrement notre attention. Des événements graves s’y sont déroulés, que nous condamnons naturellement. Toute la lumière doit être faite sur ces violences. Je lance à nouveau un appel au respect des droits de l’Homme et des libertés publiques en RDC ainsi qu’à un usage proportionné de la force.

La France demande à toutes les parties prenantes de s’abstenir de tout recours à la violence. L’Union européenne a d’ailleurs adopté des sanctions individuelles en raison des violations des droits de l’Homme en RDC.

Vous avez raison, des élections transparentes, permettant une alternance pacifique et démocratique, sont plus que jamais indispensables. Nous appelons à leur tenue effective, à la date prévue, dans le respect de la Constitution.

C’est l’esprit de consensus qui avait prévalu lors de la signature de l’accord politique de décembre 2016. Nous travaillons avec nos partenaires, en particulier avec l’Union africaine et les pays de la région. Nous soutenons l’action des Nations unies en RDC, la MONUSCO, qui paye un lourd tribut pour la protection des populations civiles. La France a par ailleurs augmenté son aide humanitaire à la RDC qui a atteint l’année dernière 2.4 millions d’euros."

Dernière modification : 02/02/2018

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